vendredi 13 juin 2025

Finances : constatez vous-mêmes...

 

    Dans notre publication précédente nous révélions l’étranglement économique de nos deux villages de Francin et des Marches par la gestion actuelle de Porte-de-Savoie = explosion des dépenses de fonctionnement et extinction progressive des excédents puisque les revenus de fonctionnement eux n’augmentent pas. La logique est simple et dangereuse et tout le monde le comprend bien, sauf la majorité municipale qui veut continuer dans cette direction...

    Nous détaillons désormais les expédients qui ont été et sont utilisés pour élargir la marge de manœuvre économique de la commune : la dette et les taxes.

 

            Contrairement au narratif municipal, la dette explose aussi. Le graphique linéaire ci-dessus montre l’évolution de l’endettement. D’un point de vue d’un habitant des Marches, on constate vivre dans une commune peu endettée (mais bien équipée) jusqu’en 2019. Puis la création de Porte-de-Savoie nous plonge dans un endettement jamais vu jusqu’alors…. !

 


            Dans le même temps les taxes foncières n’ont bien sûr pas baissées. La plus grosse évolution est due à la hausse de la taxe d’ordure ménagère, votée en 2023 notamment par les délégués de Porte de Savoie (sauf Ghislain GARLATTI qui a été le seul élu de la comcom à voter contre) conséquence de la mauvaise gestion du SIBRECSA.


            On passe ainsi de 36 % de taxes cumulées à l’époque des Marches à désormais 40 % de taxes cumulées sous Porte-de-Savoie.

        

            Les taxes communales ont tout de même elles aussi un peu augmenté, mais c’est surtout les bases qui ont été réévaluées faisant en sorte que la commune touche plus d’argent sans avoir besoin de s’exposer politiquement en augmentant trop les taux.

         Augmentation des taux et des bases, tout cela explique qu’un Marcheru voit sa contribution locale exploser elle aussi, comme le montre le graphique linéaire suivant, calculé pour une petite résidence. Un Marcheru qui payait 350 € à l’époque des Marches paie désormais bientôt 600 € de taxe foncière. L’évolution est radicale sur les 3 dernières années et la courbe ne semble pas vouloir s’infléchir...


        Pour résumer les conséquences de l’actuelle gestion municipale:

- une asphyxie budgétaire due essentiellement à l’explosion sans précédents des coûts de personnel et des indemnités d’élus.

- une hausse de l’endettement à nul autre pareil.

- une hausse de la pression fiscale, jamais on aura tant payé !


        Rappelons que cette gestion est le fruit des choix d’une équipe sans légitimité aux Marches depuis les élections de 2020 ( ils n’ont pas eu la majorité des voix). Marcherus, vous êtes condamnés à subir des choix que vous n’avez pas voulu! Jusqu’à quand ?


        « le candidat s’incline devant vous et peut-être trop bas et demain il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. » Elisée Reclus.


mercredi 9 avril 2025

JAMAIS DEUX SANS TROIS

Ce lundi 7 avril, 56 personnes (élus et personnel communal compris) sont venues à la réunion publique sur le PADD.

En réalité ce ne fut pas une présentation du PADD, mais une présentation des modifications apportées à la précédente version. Si vous n'étiez pas là la dernière fois impossible donc de savoir en quoi résident  les enjeux de développement durable de notre commune...

Car après 2 échecs, la municipalité se lance dans un 3e projet de padd et de plu. Objectif : aller vite et boucler le tout en janvier 2026... donc juste avant les élections....
Attention cependant à ne pas confondre vitesse et précipitation.
L'incapacité à calculer correctement les chiffres lors des précédentes versions laisse planer un doute sur l'objectif en cours.

Sont prévus 413 logements soit 16% de population en plus en 10 ans. Avec 30% de logements sociaux et 10 % d'accession à la propriété. Or, AUTANT LE DIRE TOUT DE SUITE, ce n'est déjà pas suffisant pour être en conformité avec la loi SRU, imposée à nos villages depuis la fusion.... Ce projet est-il déjà caduque avant d'avoir été voté?
 


 

mercredi 2 avril 2025

50 ans de bonne gestion annulée en un vote.

Malgré nos avertissements et mises en garde lors du D.o.b. de février, une vingtaine d'élus ont voté ce 25 mars l'étouffement économique de notre commune. Nous avons voté contre, en vain. 

Pour 2025, voici près de 270 000 € de budget de charge de personnel en plus, soit 18 % d'augmentation. C'est la plus grande augmentation de toute l'histoire des Marches ou de Francin. 

Depuis la fusion,  la municipalité  dépense 10% de plus chaque année dans le personnel, enfermant nos finances dans une spirale mécaniquement exponentielle.
De 990 000€ avant fusion , nous voilà arrivés à un prévisionnel de 1 750 000€, pas loin donc d'un doublement .....

Malgré la pédagogie et la pertinence de nos remarques, les décideurs s'acharnent :

" Nous ne nous fixons pas de limite" répond la municipalité. 

La limite pourtant existe et elle a été atteinte. La limite c'est nos recettes communales, elles, elles n'ont pas doublé.






Avant fusion, les Marches et Francin  cumulaient 3.5 millions de recettes pour 2.4 millions de charges de fonctionnement soit 1 million d'excédent.
Désormais nous avons 3,8 millions de recettes pour 3,7 millions de fonctionnement, soit à peine 100 000 d'excédent. 

Pour pallier à cet assèchement de liquidité, l'équipe à plusieurs expédients:

- Puiser dans les réserves sagement accumulées par des générations d'élus prévoyants... à peu près 1 million..... mais cette bonne réserve, là voilà grignotée (ou dilapidée) par l'équipe actuelle,  on arrive à l'os.

-L'endettement,  qui a considérablement augmenté ces dernières années (pour le financement d'une 2e mairie par exemple)

- L'impôt, déjà augmenté par l'équipe "bâtissons notre avenir" et qui ne tardera pas à réaugmenter lorsque les élections seront passées....

Nous restons pour notre part militant d'une orthodoxie budgétaire.  A un moment donné une rectification devra être faite et elle ne doit pas être faite sur le dos des habitants. Il nous faut des élus qui savent gérer un budget, comme chacun sait le faire lorsqu' il s'agit de ses propres sous.