mercredi 2 avril 2025

50 ans de bonne gestion annulée en un vote.

Malgré nos avertissements et mises en garde lors du D.o.b. de février, une vingtaine d'élus ont voté ce 25 mars l'étouffement économique de notre commune. Nous avons voté contre, en vain. 

Pour 2025, voici près de 270 000 € de budget de charge de personnel en plus, soit 18 % d'augmentation. C'est la plus grande augmentation de toute l'histoire des Marches ou de Francin. 

Depuis la fusion,  la municipalité  dépense 10% de plus chaque année dans le personnel, enfermant nos finances dans une spirale mécaniquement exponentielle.
De 990 000€ avant fusion , nous voilà arrivés à un prévisionnel de 1 750 000€, pas loin donc d'un doublement .....

Malgré la pédagogie et la pertinence de nos remarques, les décideurs s'acharnent :

" Nous ne nous fixons pas de limite" répond la municipalité. 

La limite pourtant existe et elle a été atteinte. La limite c'est nos recettes communales, elles, elles n'ont pas doublé.






Avant fusion, les Marches et Francin  cumulaient 3.5 millions de recettes pour 2.4 millions de charges de fonctionnement soit 1 million d'excédent.
Désormais nous avons 3,8 millions de recettes pour 3,7 millions de fonctionnement, soit à peine 100 000 d'excédent. 

Pour pallier à cet assèchement de liquidité, l'équipe à plusieurs expédients:

- Puiser dans les réserves sagement accumulées par des générations d'élus prévoyants... à peu près 1 million..... mais cette bonne réserve, là voilà grignotée (ou dilapidée) par l'équipe actuelle,  on arrive à l'os.

-L'endettement,  qui a considérablement augmenté ces dernières années (pour le financement d'une 2e mairie par exemple)

- L'impôt, déjà augmenté par l'équipe "bâtissons notre avenir" et qui ne tardera pas à réaugmenter lorsque les élections seront passées....

Nous restons pour notre part militant d'une orthodoxie budgétaire.  A un moment donné une rectification devra être faite et elle ne doit pas être faite sur le dos des habitants. Il nous faut des élus qui savent gérer un budget, comme chacun sait le faire lorsqu' il s'agit de ses propres sous.